« Regresso ao blog de mexesolenne

| Appelez-le Filippo ! |

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Honnêtement, quand les tifosi de l'AS Roma ont vu débarquer Philippe Mexès en 2004, « avec ses chaussettes presque au-dessus des genoux et sa coiffure disons, un peu particulière, très travaillée, avec ses mèches blondes », se souvient Fabrizio Grassetti, président de l'Union des tifosi romanisti, « nous étions un peu déroutés. Ma che !!! Puis, nous avons compris que ça faisait partie du personnage ».

Aujourd'hui, pour rien au monde, les tifosi giallorossi ne se sépareraient de ce « francese », surnommé par certains « Filippo », tellement son allure et ses attitudes sont remplies de « romanita » (la romaine attitude footballistique).

Un joueur intouchable

Pourtant, de même que Rome ne s'est pas faite en un jour, l'intégration du jeune toulousain chez les Giallorossi a pris du temps. Arrivé avec un litige contre son ex-club d'Auxerre (1) dans ses valises, le défenseur a connu d'entrée une Roma en crise, en proie à de graves problèmes financiers. Ajoutons à cela le match chaotique du 15 septembre 2004 en Ligue des champions contre le Dynamo Kiev : une simple faute du Toulousain d'origine a transformé la rencontre en désastre - jets de projectiles, arbitre blessé, match suspendu. Match perdu pour la Roma et deux matches de suspension pour le Français.

Voilà un joueur qui a du caractère... Et alors ? ! Aujourd'hui, les Italiens n'évoquent même plus cet épisode. L'important, c'est ce que Mexès a su prouver sur le terrain, où son élégance technique a séduit. Pour Guido D'Ubaldo, journaliste du « Corriere dello Sport », le défenseur a trouvé sa place ici « dès sa deuxième saison ».

À 26 ans, il est maintenant « intouchable. C'est incontestablement un des meilleurs défenseurs centraux du championnat italien, mais aussi d'Europe. Il associe une grande force physique et une grande technique ». L'entraîneur de la Roma, Luciano Spalletti, est tout aussi dithyrambique : « Mexès est un des meilleurs joueurs du monde à ce poste [...]. Je ne l'échangerais avec aucun autre », a-t-il déclaré récemment à la presse.

« Pazzo » de Rome

Seul bémol à cette carrière éblouissante ? L'équipe de France. Là où Gourcuff fait des miracles, le défenseur giallorosso, longtemps écarté des Bleus pour des raisons obscures, a largement déçu lors de ses sélections (voir le match catastrophique contre l'Autriche, perdu 3-1).

De quoi dérouter les Français, qui voyaient en lui le futur Laurent Blanc. Quid de ce ratage ? « Il doit y avoir un problème relationnel avec Domenech, qui est quand même un peu... particulier, non ? », répond Guido D'Ubaldo du tac au tac. En attendant d'être une étoile des Bleus, Mexès, lui, semble de plus en plus « pazzo « (fou) de Rome. Dès 2007, il affirmait déjà avec conviction : « De Rossi et Totti m'ont transmis « la romanita ».

Aujourd'hui, alors que son contrat court jusqu'en 2011, le défenseur confirme son amour éternel pour la ville : « Je ne quitterai pas Rome, même si nous ne nous qualifions pas pour la ligue des Champions, a-t-il lancé dans « Il Messaggero » il y a quelques jours. Cela me suffit d'être en série A et de porter le maillot giallorosso ».

De quoi rassurer ses supporters... et ses très nombreuses supportrices !

(1) En 2004, Mexès décidait de quitter Auxerre pour Rome sans le consentement des dirigeants du club français. Après différentes procédures, l'AS Rome a dû verser une indemnité de 7 millions d'euros. Mexès a lui été suspendu 6 matches.

# Enviado em Terça 09 Dezembro 2008 07:14

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